Toute l'actualité sportive revisitée par l'équipe Keposport

21 mai 2012

L'autre derby

A moins de vivre dans le fin fond de l’Aveyron, où l’on annonce la sortie du Walkman pour septembre prochain, vous n’avez pas pu échapper à cette déferlante d’évènements sportifs qui s’est abattue sur la planète en ce long weekend férié. Alors forcément chez Keposport (blog spécialisé dans le traitement de l’actualité sportive pour les nouveaux) c’était l’effervescence. Une ribambelle de finales s’offraient à nous, et en journalistes consciencieux nous n’en avons loupé aucune, de la Ligue des Champions Féminine à la Ligue des Champions Masculine, en passant par l’Amlin Cup et la H Cup. Une activité comme nous n’en avions plus connu depuis la Coupe du Monde de Rugby et les quatre rencontres d’affilée. Et pourtant, il y en a un qui avait la moue dubitative et qui semblait préoccupé par quelque chose de bien plus important. FM, pour ne pas le nommer, observait ces rencontres s’enchainer  sans s’enthousiasmer outre mesure (il faut dire qu’après RCT-BO, pas évident). Mais la raison était finalement toute simple : Pour clôturer les festivités, le derby landais était au programme pour les demi-finales de Pro D2, entre Mont de Marsan (MdM) et Dax (USD). Forcément dans ce genre de matchs, interdiction de perdre quitte à sortir du terrain les pieds devants et c’est bien ce qui occupait l’esprit de notre régional de l’étape, qui vous racontera ça mieux que moi. Voici donc le récit de notre expatrié, saveur p(a)in des Landes et canard gras, ou comment faire rimer MdM avec Monde de Merde.

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Lapinou, premier supporter de l'USD, club de l'un de ses frères. Prenez ça les Armitage!

Le mois de mai apporte toujours son lot de grands moments sportifs, de finales et d’exploits en tous genres. Chacun a son préféré, et ce week-end, il y avait l’embarras du choix.  La finale d’Amlin Cup, la finale de Ligue des Champions, la finale de la HCup etc. Mais ce que j’attendais le plus, en secret, c’était les demi-finales de ProD2. Parce que personne n’en parle, peut-être parce que tout le monde s’en fout, mais moi j’y tiens. Pourquoi ? Parce que même si je suis Toulousain depuis plus de 10 ans maintenant, je suis Dacquois d’origine, un vrai, un dur. Alors ce Mont-de-Marsan/Dax, le Biarritz/Bayonne du pauvre, je l’attendais. Cette confrontation, ce duel fratricide contre ces idiots finis de Montois… J’avais donc placé mon maillot de l’USD en évidence dans l’appartement pour faire un semblant d’ambiance de phase finale. Parce que perdre une demi-finale ça peut arriver, mais pas contre Mont-de-Marsan.

Première déception de cette longue fin d’après-midi pluvieuse : le match est diffusé sur Eurosport, ce qui est complètement injuste après la diffusion sur France 3 de La Rochelle/Pau, les monstres à crêtes version discount. Et comme l’USD mérite à mes yeux mieux qu’un streaming hongrois, je trouvais finalement un endroit où regarder le match confortablement installé sur un canapé. Avec 8 minutes de retard et un 6-0 pour MdM. Le vent souffle défavorablement contre l’USD, donc je prends mon mal en patience. Un essai plus tard devant une défense complètement absente et une pénalité plus loin, 14-0 et mi-temps. Oui je fais la version courte, un peu comme les bras du talonneur dacquois avec la tête aussi plate qu’un discours de Ribery. Il faut avouer que le match n’a pas une grande intensité, mais comme j’ai regardé Biarritz-Toulon, je me dis que j’ai pas le droit d’abandonner en cours de route.

L’USD va jouer avec le vent en deuxième mi-temps. Xavier Garbajosa dont j’ignorais la présence au stade se révèle aussi utile sur le bord du terrain que Califano lors de la dernière Coupe du Monde. Coup d’envoi et coup de tonnerre, les jaunes et noirs marquent d’entrée. Je m’enfonce un peu plus dans mon canapé. Les rucks sont de plus en plus agressifs, les montois ont de plus en plus de mal à se relever, la faute à des dacquois frustrés et qui mettent des parpaings à qui passe trop près. Mention spéciale au pilier dacquois qui met un superbe coup de tête dans la colonne vertébrale du pauvre montois qui traînait là. Mr Péchambert, débarqué du Top 14 pour l’occasion a décidé d’arbitrer comme en Fédérale et siffle n’importe comment sur les rucks et les mêlées.
Soudain l’espoir renaît : essai de Mirande sous les poteaux et sur le coup d’envoi qui suit, pénalité pour l’USD et carton jaune pour un montois coupable d’injures envers Dax. Une action qui coute 3 points de plus au Stade Montois. Si quelqu’un sait ce que le joueur montois a dit, qu’il n’hésite pas à nous contacter via Facebook ou Twitter !
Malgré un nouvel essai en fin de match du même Mirande, mes cris désespérés et un ultime baroud d’honneur, MdM l’emporte 24-20 et met fin aux espoirs dacquois. Bande de chacals. J’y ai cru au retour fantastique !  Surtout qu’Olivier Magne avait réussi à relancer le suspens insoutenable de ce match pendant ces deux dernières minutes ou j’ai cru à l’essai de 100 mètres venu d’ailleurs. Dax a même eu une pénalité pour trouver une touche en bonne position, mais un plongeon plein de grâce désespéré de l’ailier montois empêcha le ballon de sortir. C’en était fini donc…

La finale opposera les Montois à la Section (ancien club de Damien Traille il ne faut pas l’oublier). Ca aura un avantage, de ne pas se planter dans la couleur des maillots sachant que Mont-de-Marsan et La Rochelle jouent avec les mêmes couleurs. Parce que je sais que certains arbitres ont des problèmes avec les couleurs des maillots quand ils sifflent. Enfin je crois. Je sais pas, je demanderai à Wayne Barnes si jamais.

Je coupe la télé. Je l’aurai ma revanche. De toute façon les férias de Mont-de-Marsan elles valent pas un kopek face à celles de Dax, et si vous avez de la chance, vous me verrez entre le 10 et le 15 août errer devant le stade Maurice Boyau, un verre de Jacqueline à la main, en promettant à qui veut bien l’entendre qu’un jour Dax vaincra. Et si vous êtes aussi mascagné que moi, alors vous me rejoindrez dans mon délire éthylique. Sinon, vous aurez envie de me rire au nez, mais qu’importe. Je vous proposerai à boire. Pourquoi ? Parce que passé une certaine heure c’est open bar dans mon portefeuille. Et parce qu’aussi un Dacquois se doit d’offrir l’apéro quand il boit à domicile, sauf à un Montois, pas cette fois.

 

F.M.,  en mal du pays.

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19 mai 2012

Yachvili contre les monstres à crête

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En ce moment et jusqu’au 27 Mai de cette année se tient à Cannes le fameux festival du Cinéma, évènement planétaire. Mais plus qu’un attroupement de célébrités, il est parfois l’occasion de mettre en lumière quelques productions méconnues et qui méritent que l’on y jette un coup d’œil. Si l’exigeant jury n’a pas toujours les mêmes goûts que le grand public, ce festival peut lancer des carrières en montrant aux yeux du monde des talents ignorés. Cette année, un des éléments de la sélection officielle a d’ailleurs particulièrement retenu notre attention et nous avons voulu en savoir plus. Yachvili contre les monstres à crête nous promettait du rugby, de l’action, du suspense, des larmes, de la joie, du sexe anal, et un casting Erasmus. Alors forcément, après la déception Invictus, nous voulions savoir ce que nous réservait ce nouveau film sur l’Ovalie, production à gros budget d’après nos premières informations. Keposport s’est donc attelé à visionner tout ça un vendredi soir et vous en livre une analyse façon Allociné. Enfin, un match un vendredi soir, on aurait quand même du se douter de quelque chose…

Synopsis :

Attention, ce qui suit révèle des éléments de l’intrigue.

Mettons les choses au clair immédiatement, même si l’affiche peut laisser croire le contraire, on est beaucoup plus proche du film d’auteur français que du blockbuster américain. Peu de suspense et de rebondissements au menu donc, et pour les scènes d’action, ils les ont probablement oublié au montage.

L’histoire se déroule donc dans une contrée lointaine et hostile nommée le Stoop. Et comme dans tout film d’auteur qui se respecte, au début, il pleut. Les trente acteurs de ce film choral font alors leur entrée sous la direction du machiavélique Wayne Barnes que l’on retrouve après son rôle polémique dans Leinster, mon amour ; salué par la critique pour son côté dérangeant mais boudé par le public français. Si les monstres à crête assurent la caution épouvante du titre (il faut d’ailleurs saluer l’équipe costumes et maquillage) c’est surtout un homme qui va s’opposer au héros, et qui n’est pas sans rappeler Daniel Craig. Même nationalité, même intensité dans le regard d’un bleu glacial et une précision millimétré dans les tirs à faire pâlir de jalousie l’agent 007. Dès lors, c’est un duel sans merci que vont se livrer les deux opposants, laissant à leurs partenaires respectifs les seconds rôles. Ils se rendent coup pour coup et le spectateur se prend vite à attendre chaque pénalité ou drop avec impatience. On rit de bon cœur devant les acrobaties de Damien Traille et l’on s’attendrit en apercevant la bouille d’Alexis Palisson, qui surprend pourtant son monde dans ce film.

Et sans s’en rendre trop compte, on arrive finalement à l’entracte alors que le duel fait rage et tourne à l’avantage des gentils biarrots. Pour la seconde partie, les réalisateurs apportent du sang neuf pour éviter à leur film de s’essouffler mais ils n’y gagneront qu’un peu de dispersion supplémentaire. Dans une confusion certaine, les deux hommes continuent leur affrontement  et rien ne semble pouvoir les séparer. Mais c’est sans compter sur la maestria de Dimitri qui dans le final va tour à tour donner l’avantage aux siens puis commettre une charmante vilénie pour leur permettre de rester en tête. Une happy end donc pour ce film qui se termine dans une ébauche d’émotions et de sentiments et laisse la porte ouverte à une suite européenne.

La critique :

Vous l’aurez compris en lisant cette description, ce film souffre d’un scénario cruellement pauvre, pas minimaliste mais simplement faible et qui dessert totalement le rendu final. On pourrait évidemment mettre en cause les réalisateurs français de ce faux péplum mais il ne faut pas oublier les producteurs anglo-saxons pour le coup, qui ont tenu à ce que l’on tourne exclusivement Outre-manche et ont imposé quelques choix bien peu judicieux au casting, pour permettre une diffusion au Royaume Uni (on pense notamment à W.Barnes).

Cependant, tout n’est pas à jeter dans cette production, et il faut saluer le toujours juste Dimitri Yachvili qui dans un rôle d’autiste sourd-muet à la Ryan Gosling dans Drive est excellent d’efficacité et de sobriété. Il sauve clairement ce film du naufrage. Pour le reste, on notera la prestation de Jonny Wilkinson, sorte de Charlotte Rampling au masculin, qui donne parfaitement la réplique au principal protagoniste et tire son épingle du jeu dans ce marasme. Son interview avec une pointe d’accent dans les bonus DVD ajoute clairement un atout charme bienvenu. La sortie en direct-to-video aurait d’ailleurs été plus appropriée à ce film. On apprécie aussi Carl Hayman qui est également crédité au générique, et a tenté d’apporter son jeu à l’américaine fait d’effets spéciaux et de cascades, mais la production souhaitait lui offrir un rôle à contre-emploi et l’a écarté pour la suite du projet. Dommage la scène d’action avec Ngwenya avait réveillé quelques spectateurs. On a cependant apprécié le joli clin d’œil averti avec le caméo de Sylvain Marconnet, star des années 1990-2000 pour ses rôles un peu cochons.

Bref vous l’aurez compris, on est loin du chef d’œuvre cinématographique malgré les belles promesses entrevues. Les producteurs ont promis une suite et peut-être une adaptation irlandaise avec Jonathan Sexton et Leo Cullen. Honnêtement, on est pas certains de vouloir assister à ça.

Les nominations :

Si les 1h20 de cette production ont eu du mal à nous enthousiasmer et qu’on est au final bien loin du festival de cannes, le film a pourtant raflé toutes les nominations de la part du jury. Un vrai plébiscite auquel personne ne s’attendait vraiment :

  • La finale d’Amlin Cup : Palme du match au suspense insoutenable et à l'intérêt digne d'un film d'auteur français. 
  • Dimitri Yachvili : Prix du meilleur acteur dans le rôle du prophète meilleur que Charlton Heston.
  • Jonny Wilkinson : Prix du meilleur acteur dans un second rôle dans Tant que je serai dans le milieu, tu ne seras toujours que le deuxième meilleur buteur.
  • Sylvain Marconnet : Prix d’interprétation dans un rôle dramatique pour son rôle de la jeune jouvencelle en larmes et toute émoustillée.
  • Alexis Palisson : Prix du meilleur espoir masculin qu’on croyait un peu tendre mais qui en fait est un gros dur vachement méchant.
  • Laurent Belet : Prix spécial du jury de la meilleure bande-son voix off pour son commentaire Hyène Bolcho.
  • Patrice Lagisquet : Prix spécial du jury de la meilleure musique avec Je suis venu te dire que je m’en vais.
  • Le RC Toulon : Prix de la meilleure création de costumes pour Les monstres à crête.

 

SK

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18 mai 2012

Weekend du 18 au 20/05

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Nous y voilà, le dernier gros rendez-vous de la saison, c’est pour ce weekend ! Toutes les compétitions plient bagages, remballent le décor et s’apprêtent à connaître leur bouquet final. D’ailleurs, profitez-en, car il ne restera plus beaucoup d’occasions de vibrer jusqu’en septembre prochain. Entre les adieux des uns, et les éclosions des autres, cette année aura été forte en émotions. Il est donc (presque) temps de faire le bilan pour la plupart des clubs de football et rugby réunis. Et quoi de mieux que quelques petites finales pour peser le pour et le contre afin de comprendre pourquoi certains clubs doivent regarder ces finales à la tv, au lieu d’être aux premières loges, sur le terrain.

PS : n’oubliez pas de nous liker sur facebook, ou de nous follower sur Twitter puis de nous présenter à vos ami(e)s, familles et connaissances.

Biarritz– Toulon (rugby, vendredi 21h) :

On regardera parce que :

Tout d’abord, un club français remportera, à l’issue de ce match, une compétition européenne cette année. Sans être chauvin, c’est déjà une raison suffisante d’en profiter. De plus, il ne s’agira pas du Stade Toulousain, de quoi ravir les supporters de tous les autres clubs de rugby français. Cela en fait du monde. Et puis, c’est la toute dernière fois que nous aurons l’ultime privilège de voir le grand Marcochon  Marconnet arborer ses crampons et son maillot sur-mesure sur un terrain de rugby. D’ailleurs, cela me fait penser que nous, chez Keposport, venons tout juste de publier un article à ce sujet, juste ici. Et puis, bon, vu le temps qu’il fait, vous serez mieux devant votre téléviseur, la casquette à bière bien vissée sur la tête pour préparer les férias en hurlant après Damien Traille.

On ne regardera pas parce que :

On vient de se farcir toute une saison de Top 14 pas franchement folichonne, ce n’est pas pour se faire une petite séance de rab avant les barrages. En plus, d’un côté, nous avons une équipe qui s’est sauvée de la relégation dans les ultimes journées du championnat, et, de l’autre, une délégation étrangère ne parlant pas un broc de français (bon d’accord on exagère, Mathieu Bastareaud est capable de se présenter et de dire où il habite). Et puis, bon, c’est avant tout un match d’Amlin Cup. C’est-à-dire une sous marque de Heineken. C’est dire la qualité du produit …


Ulster - Leinster (rugby, samedi 16h ):

On regardera parce que :

C’est la finale de la coupe aux grandes oreilles, celle après laquelle tous les clubs français courent (enfin au moins deux). Bon, pas de bol, il y en a très peu qui l’ont attrapé. Mais cette année, la finale est 100% irlando-irlandaise. Quand on voit le tournoi des 6 Nations qu’ils ont produit, on se demande comment cela est possible. Enfin, comme tout bon supporter, on se doit de regarder ce match, et puis, avec un peu de chance, nous aurons encore droit à un match de folie comme la finale de l’an passée, animé par les Sexton et Rob Kearney, rares satisfactions du tournoi irlandais.

On ne regardera pas parce que :

Le Leinster a déjà gagné. D’ailleurs, ils se sont empressés de le faire savoir à tout le monde, comme ceci. Alors, à quoi bon se farcir une heure vingt de rouquins, sous la pluie, tout en sachant que ce sont les bleus qui soulèveront le trophée, comme d’habitude. Et puis, bon, Brian O’Driscoll, il commence à me courir sur le haricot un peu. De toute façon, si les irlandais avaient un vrai championnat, et pas quatre matches tous les 36 du mois, dont un seul avec un peu de concurrence, ils verraient bien que le doublé est impossible, foi de Guy Novès.


Chelsea – Bayern Munich (football, samedi 21h):

On regardera parce que :

C’est une finale des plus ouverte qui s’annonce en ce samedi soir alors que tout le monde avait prévu un énième clasico à coup sûr. Et quoi de mieux pour assister à un grand match de football ! Les deux équipes ayant vraiment raté leur saison dans leur championnat respectif, elles auront à cœur de ramener un trophée à leurs supporters. Et quel trophée ! Sachant que les londoniens ne l’ont jamais remporté (le projet d’Abrahamovic depuis 2003 déjà), et que la finale se déroule sur les terres du Bayern Munich, tous les ingrédients sont donc réunis pour une finale explosive, dans tous les sens du terme.

On ne regardera pas parce que :

La voici la tant attendue finale de Champion’s League entre les deux frères ennemis espagnol, le Réal Madrid et le FC Barcelona. Ah non, pardon, ça, c’est ce que tout le monde annonçait il y a de ça quelques semaines. Du coup, on se retrouve avec une intelligente équipe de Chelsea qui a réussi à sortir le FC Messi en jouant 180 minutes avec 11 défenseurs. En face, la bande à Robben et Ribery (dits les Einstein du football), qui se sont défaits du Real Madrid mais pas du Borussia Dortmund ni en Bundesliga ni en Coupe D’allemagne.  Et pour couronner le tout, chaque équipe compte environ un tiers de son onze titulaire suspendu ou absent pour cette rencontre. Autant dire que l’on va royalement se régaler … Enfin, espérons simplement que, quelque soit le vainqueur, Franck Ribery nous épargne un discours …

 

Bonus :

Et bien, si vous n’en avez pas eu assez, vous pourrez également vous plongez dans votre canapé pour admirer les barrages de Pro D2, opposant Mont-de-Marsan à Dax, et Pau à La Rochelle. Pour le premier cité, FM est intenable, comme une pile, pire qu’une fille à l’approche des soldes ou un enfant la veille de Noël.  D’ailleurs ce matin, ses premiers mots furent : « Ah et LE plus grand évènement du week-end !!Ce dimanche, 18h, LE derby, la rencontre fratricide, le match d'une vie. » Vous l’aurez compris, cette rencontre senteur Pin des Landes risque d’être disputée, tendue et pourrait nous offrir un final haletant. Une sorte de dessert, de cerise sur le gâteau après ce weekend plein d’enjeu. Pour Pau-La Rochelle, ça sera toujours l’occasion de s’éviter une H Cup irlandaise et puis Jean-Ba Elissalde regardera surement. Et ce que regarde JBE, c’est forcément à voir.

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17 mai 2012

Quel pilier êtes-vous?

quelpilier

Comme nous, vous avez probablement vécu avec beaucoup d’émotions cette dernière journée du Top 14 cuvée 2011-2012, la larme à l’œil oserions nous dire. Ce n’est pas tant la relégation du CA Brive qui nous a fait vibrer ce weekend mais plutôt la dernière sortie de quelques personnages qui ont marqué le rugby français. Partants en vacances pour de bon, ils ont salué une dernière fois les spectateurs avant de baisser le rideau sur des carrières bien remplies. Et parmi les néo-retraités, on trouve bien évidemment Sylvain Marconnet et Rodrigo Roncero, anciens coéquipiers mais aussi et surtout, piliers de métier, les gros comme on les surnomme affectueusement. Pour marquer le coup, et puisque l’été approche, Keposport a voulu vous proposer un nouveau test de personnalité pour vous occuper sur les plages cet été. Ce coup-ci, nous allons vous aider à trouver quel pilier français sommeille en vous. Et puis comme ça vous pourrez vous dédouaner de la bouée qui s’accroche désespérément à votre ceinture abdominale en prétextant votre proximité psychologique avec un célèbre joueur de la première ligne.

Alors que la saison se déroule sur un rythme effréné, le championnat fait relâche, l’occasion de souffler un peu. Alors, quoi de prévu ?

A- En effet la saison a été éreintante jusque là et il va vraiment falloir se changer les idées ! Et tant pis pour les conseils du staff, ça sera vacances au ski avec toute la petite famille. Et tant pis pour la Coupe du Monde, ça sera fracture du tibia.
B- C’est sûr qu’il va falloir prendre un peu l’air, se changer les idées. Suivons donc les conseils du staff, ça sera vacances dans les Landes à Capbreton. Enfin, rééducation…
C- Souffler ? Quelle idée ! Pas de temps pour les vacances, tu t’es arrangé avec le gardien du stade pour qu’il te laisse les clefs durant son congé. D’ailleurs tu te dis que tu pourrais habiter chez lui durant la semaine pour gagner un peu de temps.

Voilà enfin ton club en finale, la récompense de toute une saison d’efforts. Que d’émotions, non ?

B- Ah clairement ! La Ligue a vraiment fait un bel effort cette année, et le spectacle proposé à la mi-temps était chouette, surtout vu de la tribune d’honneur. Enfin de toute façon, tu as le temps de revenir pour la fête, ce n’est que la première finale de ton club depuis le dernier trophée. Encore neuf.
C- C’est sûr, ce 171ème … euh non 183ème… 162 peut-être ? Enfin bref, cet énième match de la saison a vraiment une saveur particulière. C’est quelle finale aujourd’hui déjà ?
A- Ah ces maillots à fleurs, ces drapeaux roses, Dalida raisonnant dans les enceintes du stade, et les cheveux de Rémi Martin. Non vraiment, à quelques détails près, ceux sont des souvenirs impérissables.


La Coupe du Monde tant attendue arrive, dans les stades mythiques de Nouvelle-Zélande. Alors, t’en es ?

C- Bien sûr, ça ne sera que la troisième après tout. Encore quatre et promis, tu songeras à un jubilé. Non pas pour marquer ta fin de carrière internationale, c’est simplement qu’après tes premiers potes vont avoir du mal à obtenir des bons de sortie de la maison de repos.
A- Bien sûr, une dernière pour marquer le coup, saluer une dernière fois tout le monde. En plus un de tes anciens coéquipiers est devenu sélectionneur, il pensera certainement à toi au moment de faire la liste. Il ne te reste plus qu’à mettre tes shorts dans la valise…
B- Bien sûr, Fabien Barcella et toi arrivaient enfin à maturité et les observateurs sont unanimes, cela fait bien longtemps que l’on n’a pas vu une telle génération de piliers. Cette Coupe du Monde c’est la votre, et rien ne pourra vous empêcher d’y briller. A moins que…


Le rugby c’est bien beau, mais il faut également songer à préparer son avenir. Tu as donc quelques plans ?

A- Si tu es un joueur de rugby professionnel, tu es avant tout un pilier ! Et un pilier qui a su se faire des amis, des gens qui ont compris ce qu’était la vie. Tu as donc signé pour un stage chez ton président, Serge Blanco. Ou plus précisément à sa table. Et ensuite ? Tu te verrais bien ambassadeur d’une marque de pâtés et tu as bien l’intention de prendre ton rôle très à cœur. Non mais !
B- En association avec ton partenaire Aurélien Rougerie, tu as monté un business plan infaillible. Vous allez lancer un jeu de société inspiré du fameux Docteur Maboul. Mais vos connaissances poussées dans le domaine vont vous permettre de proposer un produit ludique et d’une précision… chirurgicale. Pour le visuel, l’édition David Skrela serait à l’étude en plus de vos deux portraits.
C- D’ici une vingtaine d’années à toi la gloire, tu remplaceras enfin Yannick Noah dans le cœur des Français, dans la catégorie sportif préféré. Non pas qu’ils aient compris que ce cher Yannick ne peut plus vraiment être considéré comme sportif, mais c’est surtout que tu auras à ce moment-là relégué Jeannie Longo au deuxième rang des carrières sportives les plus longues au haut niveau. Et sans produit.


Toute la semaine, les journaux spécialisés, Midol et l'Equipe en tête, ont remis en question votre capacité à tenir en mêlée. Sur le coup d'envoi du match, en-avant et mêlée pour vous. Comment réagissez-vous ?

B- Tu sais comment ça se passe dans la tête d’un pilier, il faut tout donner sur la première mêlée, pour montrer qui est le patron et prendre l’ascendant psychologique pour le reste de la rencontre. Alors tu hurles de toutes tes forces pour encourager les copains et improvise même une danse des béquilles.
C- Tu grognes, passes la tête sous le bras de ton talonneur sans même remarquer que c’est le huitième à tes côtés cette saison, et attends les commandements de l’arbitre pour rentrer dans ton vis-à-vis. Tout autre état d’âme ou spéculation ne serait de toute façon que perte de temps et dispersion.
A- Tu le sais bien, une mêlée ça ne se gagne pas dans les jambes mais dans la tronche. Alors avant de te mettre en place, tu adresses un petit clin d’œil charmeur à ton opposant avant de lui envoyer un petit baiser provocateur. La seconde étape, c’est de lui glisser un petit mot gentil dont tu as le secret au moment de l’entrée en mêlée. Et le tour est joué.


Tu as une majorité de :

A- La moindre des choses que l’on puisse dire à ton sujet, c’est que tu ne laisses pas indifférent. Exaspérant comme un Argentin, adulé comme un Black, tout le monde a un avis tranché à ton sujet. Il faut dire que dans ta carrière tu en as baillé des belles, des vertes et des pas mûres et tu confies toi-même être devenu maître dans l’art du dégoupillage. Pas toujours le premier à donner et rarement le dernier à répondre, tu apprécies les franches accolades entre potes avant d’aller tâter du banc quelques minutes. Certains te décrivent comme l’un des derniers modèles de pilier à l’ancienne, rire gras, gouaille légendaire et brioche entretenue comme principaux atouts, couplés à une force certaine en mêlée fermée.

B- Tu fais partie de cette génération dorée de joueurs clermontois à qui l’on prédit le meilleur et tu es décrit par beaucoup comme l’archétype du pilier moderne. Pas seulement bon à pousser les mêlées, tu es aussi rapide, mobile et capable de jouer debout. Problème, à l’heure actuelle et malgré toutes ces qualités évidentes, tu ne comptes « que » 17 sélections en équipe nationale, la faute à des blessures graves et récurrentes ces dernières années. Ce qui ne te tues pas, te fais quand même super mal, mais tu gardes la volonté, moteur essentiel de ta carrière. D’ailleurs tu affiches déjà quelques lignes intéressantes à ton palmarès, et quand tes genoux te laisseront tranquille, tu te feras un plaisir de le compléter un peu plus.

C- Tu ne fais de bruit, et pourtant tu es toujours là. Si tes coéquipiers ont choisi de te surnommer Brad, nul doute que le sobriquet de Bernardo t’irait comme un gant. Travailleur de l’ombre, toujours appliqué et ne rechignant jamais à la tâche, tu as pris part à un nombre de matchs incalculables, toujours fiché de ton traditionnel strap en travers du front et tu ne comptes pas t’arrêter en si bon chemin. Quand petit à petit tous tes partenaires fêtent leur dernière sélection, tu n’envisages pas une seconde la fin de carrière et repart de plus belle dans la défense  adverse. Ad vitam aeternam.

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15 mai 2012

La chronique de mi-mai

Les beaux jours reviennent, les arbres fleurissent et les oiseaux gazouillent tandis qu’un léger vent vient rafraîchir l’atmosphère. Un cadre idyllique en ces premiers jours de Mai, que l’on aimerait voir se prolonger indéfiniment, flânant et vagabondant dans l’insouciance. Ou presque. Car Mai, ça rime aussi avec fin d’année (scolaire) et donc partiels à réviser. Rien à faire me diront certains, bien loin de ces tracasseries estudiantines ? Vous n’êtes pas mieux loti croyez moi ! Car Mai signifie aussi fin des championnats et d’ici les Jeux Olympiques, à moins d’être passionné de tennis ou de cyclisme, c’est un triste début d’été en perspective. Mais soyez rassurés, le bilansuel revient encore à point nommé. Comme un album photo de vacances que l’on feuillette pour se remonter le moral, il vient vous rappeler les faits marquants de cette fin de saison 2011-2012. Et ce que l’on peut déjà vous dire, c’est qu’il n’y aura pas que des bons souvenirs. En tout cas pas pour tout le monde. Enfin, on vous laisse (re)découvrir tout ça tandis que l’on forme les nouveaux intérimaires pour l’été. Avec le budget de la rédaction, on devrait au moins pouvoir passer une bonne dizaine de jours de camping à Boulogne-sur-Mer.

Et on commence évidemment avec la nouvelle relativement mauvaise, en tout cas pour la moitié du monde civilisé. Au moins. En effet, l’affreux, l’ignoble, le vil, non pas Richie McCaw mais Wayne Barnes va officier en tant qu’arbitre principal pour la finale de l’Amlin Cup qui opposera le RC Toulon au Biarritz Olympique. Bon Wayne Barnes pour ceux qui aurait été frappés d’amnésie subite, c’est l’homme du match Clermont-Leinster, en demi-finale d’H Cup. En tout cas, si l’on a un peu de mal à se réjouir de cette annonce, cela nous permet d’avancer deux choses. Tout d’abord, Serge Blanco a beau avoir le bras long, il a encore un peu de mal à l’étendre jusqu’à l’ERC. Foutu sandwich à la ventrèche si alléchant ! Ensuite, on peut déjà prédire que M.Barnes devrait avoir un léger penchant arbitral pour l’équipe non-française tant sa partialité nationaliste n’est plus à démontrer. Dommage pour le BO, le trophée ne sera pas pour cette année, Iain Balshaw n’étant pas déclaré comme suffisant en tant qu’alibi britannique. Mais finalement, on se demande si on n’aurait pas préféré entendre Mourad réagir sur l’arbitrage de l’anglais. Enfin attendons-nous tout de même à des surprises, l’expression dit bien « La sodomie arbitrale, jamais deux sans trois. » (A.Afflelou revendique cependant la paternité de ce dicton qui serait dérivé du fameux : Une paire achetée, la troisième offerte.)

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Johnny pensait être débarrassé définitivement des hooligans en quittant le Royaume-Uni.  Raté…

Mais ne rions pas trop du malheur des autres car le rugby hexagonal ne tourne pas bien rond lui non plus. Dernier exemple en date, le cas ou plutôt l’affaire Lanta-Deylaud au SU Agen ou comment conclure en eau de boudin (belle expression s’il en est) une saison plutôt quelconque. La raison du litige ? Une rencontre sans trop d’enjeu pour Agen face à Bayonne, futur club du duo d’entraineurs, pour laquelle le SUA a décidé de se passer de ses coachs actuels invoquant le conflit d’intérêt puisque l’Aviron avait cruellement besoin d’une victoire pour poursuivre l’aventure en Top 14. Ce qui donne une idée assez claire de ce que pense le président agenais du professionnalisme de Lanta & Co. Et résultat de tout ça ? Une victoire bonifiée pour les Basques qui sauvent ainsi leur peau et une démonstration de gestion par le président Tingaud qui ferait presque passer Afflelou pour un crack. C’est une impression, ou il y a un concours entre les présidents de Top 14 cette saison ? En tout cas, le duo d’entraineurs a visiblement peu goûté à cette délicate attention en guise de cadeau de départ, et a décidé de ne plus revenir. Comment dit-on déjà ? Ah oui, tel est pris qui croyait prendre. D’ailleurs, c’est finalement le CA Brive qui va se retrouver en Pro D2 dans une ambiance mêlant l’indifférence et la fausse compassion malvenue. Au moins Tingaud pourra toujours songer à Caminati pour remplacer Dulin.

Avant de passer aux autres disciplines, il me faut tout de même revenir sur cette fin de saison ovale. Car si certains vont changer d’horizon, d’autres vont carrément quitter le paysage rugbystique dès le coup de sifflet de cette 26ème et dernière journée de Top 14. C’est le cas des deux derniers poètes du rugby, j’ai nommé Rodrigo Roncero et Sylvain Marconnet. Des artistes comme on en fait plus, des piliers à l’ancienne comme on aime à les nommer, gras et vilains comme des porcelets, filous comme pas deux, et d’une vélocité à faire passer Jauzion pour Flash Gordon. Deux premières-lattes talentueux qu’on aura adoré détester sous le maillot rose et dont on salue évidemment la carrière. Car oui, chez Keposport, on peut aussi avoir des émotions positives. Ciao les gros !

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« En cadeau de départ, on a voulu t’offrir un weekend au ski. »

Passons désormais au ballon rond, pour le reste de l’actualité. Et comme quand il y en a plus, il y en a encore, l’Euro va débuter dès la fin des championnats nationaux, plus exactement le 08 Juin. Alors forcément, l’interrogation du moment, c’est la liste de Laurent Blanc, sélectionneur de l’équipe de France pour ceux qui n’auraient pas suivi. Qui aura donc l’immense honneur d’aller ramasser quelques primes de matchs en guise de 13ème mois ? Et bien pour maintenir le suspense (et faire un peu chier tout le monde avouons le), le « Président » a choisi de faire deux listes, l’une comprenant d’abord les joueurs jouant à l’étranger puis aujourd’hui (si cet article est publié dans les temps) celle contenant les joueurs évoluant en Ligue 1. Tout ça pour faire patienter un peu, avant de donner une liste réduite et définitive le 29 Mai. Oui cet homme a le sens du teasing à l’américaine. Mais chez Keposport, nous ne sommes pas dupes tout cela est évidemment destiné à nous faire passer en douceur la sélection de Franck Ribéry, ni vu ni connu. Bon sur les prestations footballistiques du garçon, on ne dira trop rien mais enfin il faudrait peut-être tourner la page un jour. Ou au moins, s’il vous plait, éloignez-le d’un micro. Y’a des enfants qui regardent, mince !

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« Bah je voudra dire d’abord que cette contraception en équipe de France me fut vachement plaisir. »

Enfin tout ça pour dire que ça sent sacrément la fin de saison un peu partout. Si vous n’avez pas tout suivi récapitulatif express. Bon c’est tout simple et un peu répétitif, c’est très souvent l’histoire de deux équipes dans une même ville : Et on commence avec la perfide Albion, dernière terre où subsistait encore un semblant de suspense. Là-bas, c’est la bataille des prolos entre les Red Devils et les Citizens pour s’adjuger le titre national. Et victoire pour les Bleus. En Espagne par contre, c’était déjà réglé, et les deux clubs de la capitale s’offrent les titres. Ah pardon, on me dit qu’Atletico Madrid-Athletic Bilbao, c’était la finale d’Europa Ligue. Enfin en Italie, c’est la Juventus qui est couronnée, profitant de la confrontation directe entre les deux ennemis milanais dans laquelle les Intéristes ont anéanti les derniers espoirs de titre des Rossoneri. Quand on vous dit que c’est toujours une histoire de fierté municipale.

Et sinon en L1 tout va bien : Les méchants parisiens tout plein d’argent sont toujours en lutte pour le titre avec les cousins de Provence de Montpellier. Vous savez cette partie de la famille avec des blagues un peu grasses, qu’on apprécie de voir l’été pour un repas au camping du moment que ça ne se produit qu’une fois dans l’année. Et juste derrière, d’autres cousins cette fois, mais entre eux, les Lillois restaient à l’affut d’un faux pas. Quant à Marseille, ils se préparent à vivre une saison encore plus horrible que celle qui est sur le point de s’écouler. Si, si c’est possible.

Voilà tout ce qu’il fallait retenir de l’actualité sportive en ce début du mois de Mai. Ah si avant que vous ne partiez Jean-Marc Mormeck a décidé de remonter sur le ring après sa sévère défaite, une catégorie en dessous pour tenter de conquérir la ceinture des lourds-légers, le 29 Juin. Mais on vous en reparlera d’ici là. Et pour nos amis ricains, en NBA les play-offs font rage et la surprise est venue de Philadelphia qui a éliminé les Bulls de Chicago. Bah oui, Noah ne peut pas tout gagner cette année, une élection ça suffit.
Allez, on se retrouve peut-être dans deux semaines si vous le voulez bien et que nous ne sommes pas encore en vacances.

 

S.K

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14 mai 2012

Les Démêlées de Toulouse-Montpellier

Ce weekend, tous les acteurs du Top 14 étaient sur le pont dès 16h15 pour disputer la 26ème et dernière journée de la phase régulière. Si quelques rencontres ne présentaient plus vraiment d’enjeu, d’autres au contraire devaient décider du destin de plusieurs équipes que ce soient pour la relégation ou pour assurer sa place en play-offs. C’était le cas de ce match entre les deux finalistes de l’édition 2010-2011 du championnat, le leader Toulouse et l’outsider Montpellier. D’un côté des Toulousains, qui même si Guy Novès a assuré n’en avoir rien à cirer, souhaitaient terminer le championnat en tête et obtenir ainsi le choix dans la date pour la demi-finale. De l’autre, des Montpelliérains venus pour faire un résultat et pourquoi pas jouer leur quart à domicile plutôt que de se taper un déplacement dans le Tarn. Inutile d’en dire plus, c’était un match sous tension, où personne n’allait rien lâcher. Ça n’a pas loupé puisqu’à la 29ème minute une rixe (merci à Rugbydump pour la vidéo) a éclaté entre plusieurs protagonistes dans la confusion générale. Bilan des courses, un carton rouge pour chaque camp, et un jaune en bonus pour les visiteurs. Mais pourquoi ?
Chez Keposport, comme on a encore l’esprit cour de récré, et qu’on veut savoir c’est qui qu’a commencé, et qui a traité l’autre, nous avons mené notre enquête. Les faibles moyens dont nous disposons ne nous permettront pas de combattre l’injustice à coup sûr mais on peut déjà vous donner quelques scénarios probables des évènements. A vous de nous indiquer le bon.

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Voici une première version des faits portée à notre connaissance: Un ballon dégagé par le MHR arrive dans le camp toulousain puis ressort, un peu cafouillé avant que l’arbitre de la rencontre ne siffle contre les Montpelliérains. Dans l’action, Luke McAlister est quelque peu bousculé par les joueurs de Fabien Galthié et exprime son mécontentement, en grommelant quelque chose en néo-zélandais (oui c’est de l’anglais grosso-modo). Gorgodze aperçoit la scène et s’en amuse, ponctuant cela d’un rire gras et tonitruant. L’ouvreur toulousain virevolte et lance alors un regard de défi avant d’identifier son opposant puis de tourner rapidement la tête. Mais trop tard, le géorgien veut en découdre et commente l’incident : « C’est comme Twitter et Instagram ça, vraiment un truc d’homo. » S’en est trop pour Clément Poitrenaud qui observait depuis quelques instants l’échange à distance raisonnable. Son sang ne fait qu’un tour, tant pis pour la mèche plaquée à la gomina se dit-il, et il court affronter le flanker montpelliérain pour lui faire regretter ses propos, d’homme à homme. Enfin au moins le pousser en arrière. D’un bras. De dos. Mamuka se retourne, mais pas le temps d’attraper l’arrière toulousain déjà reparti à toute allure dans son en-but que Yoann Maestri arrive, la tête en avant, en hurlant. Il n’est pas sûr d’avoir compris la cause du litige, mais il s’imagine bien que c’était une insulte en géorgien. Enfin dans le doute, mieux vaut taper d’abord. Et pour le carton jaune de Creevy, comment on dit déjà ? Ah oui, wrong place, wrong time.

Mais une enquête poussée nous a ensuite apporté une autre piste : Si l’incident a eu lieu à la demi-heure de jeu de ce match, tout s’est joué bien avant. La veille de la rencontre pour tout dire, durant la traditionnelle mise au vert dans la banlieue toulousaine. Féru de sports en tout genre, l’entraineur des arrières, Jean-Baptiste Elissalde a acheté plusieurs quotidiens et hebdomadaires spécialisés, pour se tenir au courant et voir un peu ce que l’on raconte sur le club. S’y refusant durant sa carrière de joueur professionnel, il s’autorise maintenant à jeter un rapide coup d’œil sur les articles traitant du Stade Toulousain, généralement assez élogieux, à l’exception de ceux qui osent évoquer La-Période-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Mais l’un d’eux va pourtant le faire entrer dans une colère noire, une furie incontrôlable. Plus précisément un paragraphe consacré aux forces en présence dans chaque équipe. Tout commence bien avec quelques lignes élogieuses sur la mêlée rouge et noir, puis la paire de centres mais avant d’arriver à la fin, Jean-Ba ne tient déjà plus après la lecture de ces mots consacrés aux adversaires du jour: le boucher Gorgodze. Il exècre ce terme de boucherie lorsqu’il se rapporte à la balle ovale et dans sa tête l’association avec le géorgien est vite faite. La chambre d’hôtel se retrouve sans dessus dessous et seule l’intervention de Clément Poitrenaud arrivera à apaiser son coach. Il lui promettra secrètement de s’occuper rapidement et personnellement du cas du flanker montpelliérain sur le terrain, après bien sûr, l’avoir unfollow sur Twitter.

La justice n’excluant aucune piste, il nous a fallu tout envisager : Si Thierry Dusautoir honore aujourd’hui son 100ème match de championnat sous le maillot toulousain, il y a un autre joueur qui fête aujourd’hui un évènement spécial, c’est Florian Fritz. En effet, il est sur le point de réussir une demi-saison complète sans avoir reçu le moindre carton jaune. Plus qu’une performance, c’est un véritable exploit auquel veut croire le staff. Mais comme dit l’expression, chassez le naturel, il revient au galop. Alors lorsqu’une bagarre éclate, immédiatement la pupille de Florian s'écarquille. Le goût du sang, l’odeur de la sueur, l’éclat du carton, les hurlements de la foule, la peau rêche du joueur adverse effleurant ses phalanges, toutes ces sensations le prennent au corps. Mais depuis qu'il a promis à Guy de suivre des cours de yoga, il tente avec force et conviction de contrôler son côté yang. Il s’est même inscrit à des réunions anonymes, et a célébré son abstinence jeudi dernier autour d’un bon gueuleton, il lui faut donc résister. Puis sur les conseils d’un certain Julien Caminati, il essaye en ce moment une herbe médicinale à visée thérapeutique qui lui fait un bien fou et l'apaise. Pas question alors pour lui d’aller distribuer quelques marrons. M'enfin une baston ça serait con de la louper entièrement pense-t-il. Alors doucement il s’approche de Maestri et lui glisse un mot à l'oreille à propos des vilaines choses que Gorgodze aurait proféré à l'encontre de sa maman avec des ours et tout un tas de trucs salaces. La suite, on la connait.

Enfin, partisans de la vérité et de l’honnêteté, nous devons vous révéler  le dernier scénario envisagé : Encore une fois, c’est un peu avant le coup d’envoi que tout s’est joué, et que l’incident s’est révélé inéluctable. Après être arrivés au Stadium de Toulouse, les Montpelliérains sont partis immédiatement aux vestiaires pour recevoir les dernières consignes. C’est d’abord Fabien Galthié et son staff qui sont venus apporter quelques précisions et mots d’encouragement, rappelant à tous l’importance d’une victoire pour le collectif héraultais dans l’objectif des play-offs, afin d’éviter « ces cons d’arriérés de Tarnais ». Mais le coach du MHR le sait, à ce moment là, il n’a plus d’impact sur ses troupes, il n’a plus qu’à filer en tribunes pour constater. Le capitaine Ouedraogo prend alors ses ouailles en main, et souhaite les transcender par son discours. Il leur explique qu’il veut être un exemple pour eux, et tout donner sur le terrain pour le MHR mais aussi pour trouver grâce aux yeux du sélectionneur et faire la tournée en Argentine. Pour cela, il va tout faire pour écraser son vis-à-vis et prendre sa place en équipe de France, et espère le même engagement de ses 14 coéquipiers. Mais le problème avec les discours d’avant-match, c’est que les joueurs étrangers n’en captent pas grand-chose, et enregistrent les rares bribes qu’ils décodent. Alors forcément, Mamuka a croisé Maestri sur le terrain et lui a lancé : « Toi, équipe de France ? » Un peu déboussolé, le seconde-ligne toulousain a alors hoché la tête sans trop comprendre l’intention du flanker. Il a vite saisi. L’écume aux lèvres, le géorgien s’est rué sur lui en hurlant : « Ecrasé ! Equipe de France ! Ecrasé ! »

Voilà les quelques explications que nous avons pu trouver à cette obscure affaire. N'hésitez pas à exprimer votre préférence ou à nous proposer d'autres scénarios que nous n'avons pas envisagés.

S.K, fin limier.

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12 mai 2012

10 bonnes raisons de ne pas participer à une phase finale

Si vous nous lisez de temps en temps, vous l’aurez désormais compris, la fin de saison approche de plus en plus dans les divers championnats. Si les fooballeurs sont en train de compter précieusement leurs points depuis des semaines déjà, le rugby lui a trouvé un système malin pour conserver un semblant de suspense, et il a appelé ça les phases finales. En gros, après s’être affronté toute l’année, les derniers survivants doivent se départager dans des matchs couperets pour désigner l’ultime vainqueur. Une bien belle bagarre en perspective avec des heureux et des déçus. Mais l’important c’est de participer comme disait Pierre de Coubertin. Sauf que ce cher Pierre n’a probablement jamais connu les phases finales et ne sait donc pas vraiment de quoi il parle. Parce que parfois, y’a des moments on aurait préféré rester à la maison plutôt que d’y participer. Voici donc 10 (plus ou moins) bonnes raisons de ne pas prendre part à une phase finale de rugby à XV.


Ce qu’il va se passer, tu en es déjà convaincu au plus profond de toi. Tu vas rentrer sur le terrain, entendre la foule bouillonnante gronder derrière toi, tes partenaires prêts à se lancer comme des frelons (Lartot©) dans la bataille (et accessoirement les joueurs adverses), puis le sifflet de l’arbitre. Galvanisé par un coup d’envoi réussi, tu fonces mettre la pression sur le pauvre ailier qui ne sait pas encore ce qui l’attend. Puis plus rien... Le noir complet. Le KO technique comme disent les médecins. 3 semaines d’arrêt, et un nouveau record de précocité à la clé.Alors bon, pour jouer 18 secondes d’une phase finale...

Ce qu’il va se passer, tu en es déjà convaincu au plus profond de toi. Ton équipe sera donnée légèrement favorite par les bookies. Avec le retour des blessés, les Spécialistes en sont convaincus, vous allez vous imposer. Et d’ailleurs, c’est ce qui se passe, ou du moins au début. Appliqués et disciplinés, vous arrivez à prendre l’avantage à la mi-temps de deux points. Rien n’est fait assure le coach. Pourtant, au retour des vestiaires ton équipe prend encore le large et mène même de 4 points sur la sirène. La victoire assurée. Sauf que.. La balle est perdue et passe dans les mains adverses mais votre défense tiens bon. Le 9 éjecte et Felipe Contepomi claque le drop. C’est fini, vous vous inclinez sur le plus petit écart. Oui, Felipe peut passer des drops à 5 points, a m’en donné.

Ce qu’il va se passer, tu en es déjà convaincu au plus profond de toi. Ton équipe affronte une équipe anglo-saxonne. Tu connais toute la pression qui pèse autour des rencontres face à ces gens venus du pays de la pluie. Tout le monde est remonté comme une pendule, la bave aux lèvres. Ton entraineur est prêt à lacher un Chabal qui a été contraint au jeune pendant plus de 10 jours. En plus, il fait beau. Le stade est tout acquis à ta cause. Rien ni personne ne pourra vous vaincre cette après-midi. En fait, si. Un seul homme le pourra. Il est vêtu tout de noir et arbore fièrement un sifflet. Qu’il se prénomme Barnes/Joubert/Pearson, cela ne changera rien. Il sifflera plus de 20 pénalités contre ton équipe pour des fautes plus ou moins existantes. Ton président aura beau parler de sodomie arbitrale, le match sera perdu, et il devra s'acquitter, en plus, de 100 jours de suspension. Non, vraiment, à quoi bon jouer ce match ?

Ce qu’il va se passer, tu en es déjà convaincu au plus profond de toi. Cette fois, c’est la votre. Après avoir été moquée, décriée et raillée par tout le monde, l’équipe s’est hissée jusqu’à la dernière marche, la finale. Et pourtant c’était pas gagné d’avance.Mais tant pis, c’est le moment de montrer au monde entier que vous en avez dans le short et que vous pouvez soulever le trophée, avec ou sans coach. D’ailleurs, le match va vous donner raison. Le match oui, l’arbitre un peu moins. Car dans le camp adverse évolue un certain Ritchie. Et le problème c’est que ce bonhomme est équipé d’une cape d’invisibilité et d’un totem d’immunité qui lui permettent de vivre libre dans les rucks. Gênant dans un match de rugby. Alors à quoi bon jouer cette phase finale?

Ce qu’il va se passer, tu en es déjà convaincu au plus profond de toi. Vous êtes les grands favoris de la compétition après avoir écrasé de sérieux outsiders en demi-finale. Vous jouez le titre depuis presque une décennie. Cette année est la bonne. Tout un peuple attend ce sacre depuis si longtemps. Le groupe s’est servi des échecs passés pour enfin toucher ce bout de bois et le ramener parmi les vôtres. Enfin, c’est sans compter sur une prophétie retrouvée sur des tablettes il y a de ça des milliers d’années au beau milieu des volcans d’Auvergne : Si 10 fois tu as échoué, alors le Brennus à la 11ème tu remporteras (la première carte de fidélité de l’histoire attestée). Seulement voilà, ce n’est pas la 11ème finale de ton club. Alors, à quoi bon y aller ?

Ce qu’il va se passer, tu en es déjà convaincu au plus profond de toi. Tu pourrais tenter de te cacher la vérité, de te voiler la face mais à quoi bon? Pourtant ton équipe est en forme cette année et si l’on a un moment douté de vos capacités, ce n’est plus à l’ordre du jour. Non car pour afficher clairement vos ambitions, vous avez déjà remporté un trophée cette année et avec la manière.
(Amlin Cup/ H Cup/ Challenge Yves du Manoir/ Bouclier de Brennus, rayez la mention inutile). Diantre! Horreur!Tu connais pourtant tes classiques et tu sais que d’après la prophétie de Saint Guy énoncée encore et encore, le doublé est impossible. D’ailleurs ça ne tient plus de la prophétie, mais bien de la vérité scientifique. Pas la peine alors de se fatiguer, un trophée c’est déjà bien.

Ce qu’il va se passer, tu en es déjà convaincu au plus profond de toi.Ton équipe a fait la saison parfaite, un sans-faute jusque là. Autant dire que vous abordez les phases finales plus sereinement que jamais et dans la peau du favori désigné. Et pour ne pas faire mentir les pronostics, le club passe sans encombre la demi-finale en battant la seule équipe que l’on disait capable de vous empêcher d’accéder au titre, net et sans bavure. La finale n’est qu’une formalité et il ne vous reste plus qu’à parader sur la grande place, le trophée dans les mains. Le souci, c’est que ces phases finales tu ne peux que les regarder depuis ton canapé. C’est que c’est long à faire des valises pour l’Afrique du Sud...

Ce qu’il va se passer, tu en es déjà convaincu au plus profond de toi. Ton club est au top niveau depuis déjà plusieurs saisons. Tu es un favori à part entière en championnat et en H-Cup. Tu fais régulièrement partie du dernier carré de ces compétitions. En somme, tout va bien dans le meilleur des mondes. Rien ne semble capable de stopper cette dynamique, même pas une petite Coupe du Monde de rien du tout qui se profile à l’horizon. Le fait de voir partir plusieurs des cadres de ton équipe, dans deux ans, ne t’affecte pas le moins du monde, trop sûr de ta force. Et pourtant. Tu aurais dû le voir venir. Okay, cette année est la tienne, vous remportez le championnat, mais les saisons suivantes vont être dures, à jouer le maintien. Oui, tu m’as bien entendu. Alors, à quoi bon être champion si c’est pour le payer au prix fort les années suivantes?

Ce qu’il va se passer, tu en es déjà convaincu au plus profond de toi. Dans la vie, il y a des fois, il vaut mieux rester couché. C’est sûr, disputer une finale d’un grand championnat, c’est la classe. Seulement, dans “disputer une finale”, il y a “disputer”. Certes, tu fais partie du club/province qui est l’invité surprise de cette dernière étape, mais ce n’est pas une raison pour se faire marcher sur les doigts. Tu te dis que, faire une Quevilly, et perdre avec les honneurs se n’est pas si mal. Et bien, oui, effectivement, cela n’aurait pas été si mal. Cependant, les honneurs sont restés aux vestiaires. Et de finale il n’y a eu que le nom puisque ton équipe vient de s’incliner par le plus gros des écarts jamais enregistré à ce stade là de la compétition. En même temps, encaisser 61 points en finale, ce n’est pas donné à tout le monde. Enfin, tu pourras te consoler en te disant que au moins, tu figures dans le livre des records pour un long moment. Par contre, pour ce qui est de disputer une autre finale, il va falloir changer d’équipe.

Ce qu’il va se passer, tu en es déjà convaincu au plus profond de toi. Ton équipe fait figure d’outsider sérieux. La saison a été sérieuse et rondement menée. Le club est, de plus, pérénisé pour de nombreuses années et ton centre de formation sort de plus en plus d’internationaux. Alors, pourquoi pas soulever le Brennus ? En effet, après une belle qualification lors des barrages ainsi que des demi-finales, tout le monde se prend à en rêver. Seulement voilà. Le Stade Toulousain a un quota et compte bien s’y tenir. Il n’a pas encore remporté le moindre trophée cette saison, et il ne reste plus que le championnat à jouer. En rentrant, tu verras sur Twitter que Guy Novès est toujours obnubilé par cette défaite en H-Cup :  #leDoubléCestImpossible #MaisBonOnVaQuandMêmeGagnerUnTitreFautPasDéconner.


MLF et SK, mauvais perdants.

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11 mai 2012

Europa Wot?

En ce fleurissant mois de mai, théâtre de moult évènements sportifs, Keposport a décidé de se tenir au plus près de l’action pour vous informer de tout ce qu’il se passe en temps réel (oui, on n’est pas à une vache près) sur la planète sport. Alors, quoi de mieux que de dépoussiérer cette bonne vieille chronique des « On y était » pour marquer le coup ? Ca tombe bien, c’est l’idée de cet article. Et également des prochains à venir avec tout un tas de finales appétissantes, croustillantes, gourmandes et croquantes diront même certains. Car oui, le retour du soleil rime aussi avec bonnes bouffes et à la rédaction nous avons depuis bien longtemps abandonné l’objectif courbes sveltes pour parader sur la plage auquel nous préférons largement les gueuletons, barbecues et autres tapas en terrasse. Et ça tombe bien que l’on parle d’amuse-gueules ibériques car le premier sur la liste des matchs à regarder, c’était l’affrontement footballistique entre l’Atletico Madrid d’un côté, et l’Athletic Bilbao de l’autre, et tout ça pour un sacré européen. Et pour se venger du repas que l’on n’a pas eu, on a décidé de vous présenter ce match façon tapas : de la variété, de la quantité, foutue n’importe comment du moment qu’on se remplit la pense.

La présentation du match : Si nous travaillions dans un journal que nous ne citerons pas, nous aurions pu titrer cet article l’Europa Liga. En effet, deux des clubs de l’autre Espagne, se retrouvaient en finale de cette Coupe d’Europe alternative, histoire de venger les deux gros calibres du Championnat, véxés de s’être fait éliminer avant la finale de l’autre Coupe d’Europe, la vraie. Les derniers clubs français eux avaient préféré sortir dès les phases de poule. Et pour débuter le grand festival des pays de l’Est qui atteindra son apogée au moins de Juin, la rencontre se déroulait à Bucarest, capitale de la Roumanie pour ceux qui dormaient près du radiateur pendant les cours de géographie.

L’avant match : Pour l’évènement, l’équipe KS (comprenez Keposport) avait décidé de se retrouver au grand complet. Bon le rédac’ chef est arrivé un peu en retard, malin qu’il est, ayant probablement repéré l’entourloupe. Oui car ce match de football allait devoir se dérouler sans la moindre bière !! Bon, vous me direz, il y en a toujours deux autres pour voir le début du match. Et bien ça aussi, ce fut manqué ! Les deux zigotos sus-nommés ayant perdu la télécommande, le match avait débuté depuis plusieurs minutes lorsque MLF compris qu’il y avait aussi des boutons, sur le téléviseur. Moralité? La rencontre a débuté à 1-0 pour nous, résignés à la suivre même sans rafraichissements.

Les buts : Alors justement, nous nous sommes renseignés et après une longue investigation nous pouvons vous affirmer que la première réalisation est l’oeuvre de Falcao. Qui joue pour les rouges et blancs, l’Atletico Madrid. Bon le second c’est encore Falcao ce qui amène le score à 2-0. Comment on dit faire l’amour en colombien déjà? Bon et pour terminer l’entreprise de destruction massive, nous avons nommé Diego, aussi communément appelé le Xabi Alonso du pauvre, qui a définitivement enterré les derniers espoirs basques. On a pas tout suivi de la rencontre (faut dire que c’était pas franchement sexy) mais les buts étaient à la hauteur de l’évènement, foi de Thierry Roland.

Les joueurs : Apparemment, toujours d’après T.Roland il y avait des basques sur le terrain, représentant l’Athletic Bilbao. D’ailleurs, le saviez-vous, ce club est entièrement et exclusivement composé de joueurs basques. Voilà c’était la petite anecdote Christian Jeanpierre. Pourtant, on n’en a reconnu aucun. Ni Yachvili (oui Dimitri peut avoir la nationalité basque s’il veut), ni Imanol. Ils ont du faire jouer l’équipe B annonçait fièrement MLF. Bon ensuite, grâce au fabuleux don de Thierry de nous citer tout (et seulement) les joueurs touchant le ballon, on a commencé à comprendre le subterfuge. On a pas tout retenu, simplement tout un tas de noms clichés espagnols : Martinez, Sanchez, Ramirez et Perez (ou équivalents).

Le match : Inutile de préciser que FM n’a pas pigé un broc de ce match. En même temps, pour sa défense, ATL vs ATH, affiché pendant 90 minutes dans le coin supérieur gauche du téléviseur, ce n’est pas très parlant. Et puis, il faut bien se l’avouer, ce match ne valait pas un tapas ! Une attaque de fer face à une défense de feu. Ou plutôt une attaque en carton où les centres, les mieux tirés, finissaient dans les bras du gardien, face à une défense en papier mâché, où l’apathie générale des défenseurs centraux (quand ils ne labouraient pas les tendons d’Achille de leurs opposants) faisait mal à voir.  En même temps, il se faisait tard pour la jeune équipe basque, rajeunissant au fil des minutes, comme frappé de l’effet Benjamin Button. Ah oui, on a oublié le score. ATL 3 – ATH 0.


Pas l’image la plus récente pour mettre un visage sur cette voix, mais elle nous plait bien.

Les faits marquants : Nous voulions simplement dire que si Jean-Marc Ferreri (l’autre gars qui a commenté le match) voulait bien nous ramener notre Titi Rolland national à l’hospice le plus proche, ce serait très gentil pour lui. C'est-à-dire qu’il perd un peu la mémoire, le bougre, et le voir se tromper ou radoter tout au long de la rencontre fut atroce pour FM, qui a préféré partir s’isoler dans sa chambre, du Poetic Lovers dans les oreilles. Heureusement, il ne l’a pas vu confondre les pleurs du pauvre Iker Muniain (Muniane comme il se plait à le dire) en larmes de joie. Par contre, il a manqué l’intrusion d’un streaker, évènement qui a permis à Titi d’en placer une petite pour les agents de sécurité. En tout cas, quelle idée naze de ne plus vouloir les filmer (les streakers) exprimant leur art...

L’après match : On en a déjà parlé mais ce fut encore plus flagrant au coup de sifflet final, la moyenne d’âge de l’équipe de ATH devait être d’environ 12 ans et demi. A cet âge-là, c’est important les demis (bon plus tard aussi d’accord). D’ailleurs, ils ont tous pleuré à la fin du match, peut-être en hommage au proche voisin Rafael Lakafia.

Et puis, il y avait tonton Serge Blanco qui donnait les médailles à la fin du match. Moi, j’ai  trouvé ça sympa de le voir faire le déplacement pour supporter une équipe, certes basque, mais adepte du ballon rond. Enfin, ça, c’était avant que SK ne m’informe que, en fait, c’était ... Ah non, oh mon dieu ! C’était Michel Platini ! Ils ont du être élevés à la même école, en tout cas, quel coup de fourchette !

Les déclarations : « La saison a été longue et dure. » T.Roland, bel homme ; « Oh Miranda… » T.Roland, se rappelant sa prime jeunesse sur les ramblas de Barcelone et cette amourette d’un soir d’été avec une belle Sévillane ; "Ici Bucarest, a vous Paris" Normalement c'est "Ici Paris, on vous les renvoie à Bucarest" ? #Hortefeux par nous-mêmes sur Twitter. Pour le reste, achetez la presse on va pas tout faire.

 

SK et MLF, assoifés mais consciencieux.

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Weekend du 12 au 13/05

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Tous les championnats de la plupart des sports approchent de leur terme. D’ailleurs, il n’y a plus grand chose à se disputer dans certains d’entre eux. Mais ne vous inquiétez pas, chez Keposport nous travaillons d’arrache pied pour vous concocter un programme TV aux petits oignons malgré ça. Nous avons envoyé nos reporters aux quatre coins de l’Europe afin de dénicher l’évènement sportif à ne pas manquer ce weekend. Alors accrochez-vous, et tous à vos canapés !

PS : n’oubliez pas de nous liker sur facebook, ou de nous follower sur Twitter, plus on est de fous moins y’a de riz comme on dit.

Stade Toulousain – MHR (rugby, samedi à 16h15):

On regardera parce que :

« Comme on se retrouve ! » titrerait un de nos quotidiens les plus connus. Effectivement, le remake de la dernière finale s’impose comme un bon entrainement pour les deux formations. Et pourquoi pas se retrouver afin d’en découdre pour un bout de bois cette année aussi ? Bref, vous l’aurez compris, ce match ressemble à une répétition générale, le parfum des phases finales embaumera un Ernest-Wallon pleins à craquer. Tous les ingrédients seront donc réunis pour assister à un grand match, avec en prime le retour de Luke McAlister  en pleine forme (Ce n’est pas le cas de la journaliste qui a bien du mal à parler anglais).

On ne regardera pas parce que :

Les répétitions ne sont généralement pas autant délictueuses que les Premières, c’est bien connu. Alors, pour une fois que le soleil est au rendez-vous, chose assez rare en ce moment pour être mentionnée, oui oui, même par chez nous, au cœur du Midi, il vaudrait mieux en profiter. On ne sait jamais. De plus, les deux équipes n’ont plus grand-chose à se disputer avant les play-offs. Les Toulousains finiront dans les deux premières places pour s’assurer un billet direct pour la demi-finale tandis que les Montpelliérains disputeront les barrages à coup sûr. Et si l’on se fie à ce qui s’est passé l’an dernier, ces derniers se moquent bien de jouer à domicile ou à l’extérieur.

Master de Madrid (tennis, jusqu’à dimanche):

On regardera parce que :

Le Master de Madrid, qui se joue actuellement et se terminera dimanche avec Nadal et Djokovic, est un très bon baromètre du niveau des joueurs sur ocre à quelques encablures de Sir Roland Garros. Rien de tel qu’un petit master en 2 sets gagnants pour ressentir les forces en présence, les possibles surprises, où encore les futurs gros ratés. Le gratin mondial est évidemment présent, à l’exception d’Andy Murray, étant écossais de nature, il a été excusé par un mot de sa mère, clamant qu’il ne supportait pas la chaleur. On ne peut pas lui en vouloir pour ça ! En plus, quatre français se sont hissés en 8ème de finale ! Pour peu qu’il y en ait un qui s’impose. On ne sait jamais, sur un malentendu …

 

On ne regardera pas parce que :

Le Master de Madrid, qui se joue actuellement et se terminera dimanche avec Nadal et Djokovic, blablablabla … Vous l’aurez donc compris, le baromètre servira surtout d’alibi pour affirmer sa suprématie à l’un des deux joueurs qui glanent tous les titres depuis quelques temps sur le circuit. Alors qui de Nadal ou Djokovic soulèvera le trophée ? Quel suspense insoutenable ! Surtout maintenant que le Majorquin est passé à la casserole. Non, décidemment, aucun intérêt.  En plus, la terre ocre n’est plus ! Les organisateurs du tournoi madrilène ayant décidé cette année de s’adonner à quelques essayages, le bleu est la nouvelle couleur de la terre ! S’en est trop, il est temps d’ouvrir une bière et de sortir jouer à la pétanque !

Montpellier - Lille (football, dimanche 21h) :

On regardera parce que :

« Oh mon dieu, de la Ligue 1 ! Mais qu’est-ce qui lui prend ?!? ». Je vous vois arriver avec vos grands sabots vous esclaffant de la sorte. N’ayez peur chers lecteurs, chers amis, de la Ligue 1 oui, mais des Panzani ! Bon, tout d’abord, je tiens à m’excuser pour cette blague qui m’a fait beaucoup rire. Trêve de plaisanterie, pour une fois que l’on pourrait assister à un (potentiellement) beau match de Ligue 1 avec un tant soit peu d’enjeu, vous n’allez tout de même pas me faire l’affront de le manquer ! Car, oui, les deux équipes ne jouent pas trop mal au football, et oui, elles se disputent le titre à deux journées de la fin du championnat. Alors, s’il vous plaît, pour me faire plaisir, pour nous faire plaisir, regardez-le …

On ne regardera pas parce que :

« Oh l’autre hé, il veut nous faire regarder un match de Ligue 1. » Non, je n’oserai pas, vraiment, sans façon. Un dimanche soir, sachant que le lendemain la pluie sera de retour, je n’ai vraiment pas envie de vous plomber le moral avec des contrôles de Pedretti ou des frappes de Camara. Oui, les deux personnes citées jouent au football et sont grassement payées pour cela. Si, je vous assure. Les deux joueurs sont mêmes internationaux. Le lillois et premier nommé a été sélectionné à 22 reprises avec l’Equipe de …  France. Alors, ne vous inquiétez pas, on part serein pour l’Euro cet été … D’ailleurs, nous avions commencé à décortiquer le groupe de la France pour cet évènement il y a quelques temps, ici. La suite arrivera avant l’euro (si on est encore frais).

Bonus :

Bon et puisque l’on vous parle deux fois de Montpellier dans cette chronique, pourquoi pas une troisième dans le bonus. Si par le passé on vous a présenté quelques vidéos notables ou conseiller quelques émissions télévisuelles, cette fois c’est un évènement sportif qui va faire l’objet de cette partie. Non pas le Mondial de Pétanque, ça sera pour plus tard.

Cette fois-ci, nous allons vous parler du FISE qui se tiendra à Montpellier du 16 au 20 Mai 2012, soit la semaine prochaine. FISE, pour Festival International de Sports Extrêmes, installé depuis plusieurs années désormais dans le chef-lieu de l’Hérault. Pour faire simple, c’est un grand rassemblement de professionnels de nombreuses disciplines (skate, BMX, roller, wakeboard et autres réjouissances) qui s’affrontent dans une compétition sur cinq jours dans une ambiance plutôt sympathique. C’est en plein milieu de la ville, et foi de Keposport ça vaut le coup d’œil. Allez donc y faire un tour, et racontez nous, histoire de nous faire râler un peu.

 

MLF

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08 mai 2012

Association des Sports Anonymes

Tome II

Après plusieurs mois d’attente, nous vous présentons le Tome II des sports méconnus car il nous semble, nous rédacteurs de Keposport, qu’il faut de tout pour faire un monde. Il y en a marre de la suprématie du foot ou du rugby, place aux héros de l’ombre et aux champions inconnus. Pour vous rafraîchir la mémoire, voici le lien vers le Tome I, et voici donc en exclusivité la suite de nos recherches. Dignes des plus grands reportages d’Enquête exclusive en Thailande, nous avons envoyé nos reporters aux quatre coins du globe pour vous livrer une info de qualité, en toute objectivité. Vous allez donc découvrir des disciplines dont vous n’avez jamais entendu parler, même pas soupçonné l’existence pour certaines et qui pourtant rassemblent de nombreux adeptes jusqu’à en devenir parfois officiellement reconnues, comme le furent à une époque les sauts en hauteur et en longueur, sports olympiques et pratiqués par tout un tas de gens, peu soucieux de leur image au moment de sauter à pied joints dans un bac à sable. Enquête !

Snooker (par F.M.) :

Comme s’il n’y avait pas assez de sous entendus vaseux à faire, les photographes s’y mettent aussi...


Le snooker est peut-être, parmi les sports que l’on vous présente aujourd’hui, celui que vous connaissez le mieux. Pour être tout à fait honnête avec vous, j’ai découvert ce sport l’an dernier et... je m’y suis pris d’affection.

En gros, c’est un jeu de billard, mais pas comme celui auquel vous jouez au bar du village le dimanche après-midi. La table est plus grande (la surface de jeu mesure 3,57 m sur 1,78 m) et le principe est relativement simple : il faut, avec la boule blanche, rentrer UNE des quinze billes rouges valant 1 point pour ensuite rentrer UNE bille de couleur (une jaune, une verte, une marron, une bleue, une rose et une noire, valant de 2 à 7 points), et ainsi de suite.
Il est impératif de toucher une boule rouge sous peine de pénalité pour l’adversaire, et l’art de ce jeu consiste a toucher une boule pour la rentrer, ou alors placer ensuite la blanche de telle sorte que l’adversaire ne puisse pas jouer son coup dans de bonnes conditions. C’est ce que l’on appelle “snooker”. Le but du jeu est bien évidemment de marquer plus de points que son adversaire

Regarder du snooker développe votre patience, car il faut dire que les joueurs ne sont pas réputés pour leur grande vivacité. On peut néanmoins admirer leur élégance et leur flegme (c’est un sport d’anglais...) mais surtout leur dextérité à manier la queue avec précision. En voici un parfait exemple. Non ce lien ne mène pas à un site pour adultes, bande de pervers !

Les plus grand champions sont britanniques ou irlandais, probablement du au fait que la-haut, il n’y a rien d’autre à faire qu’aller au pub boire des canons et faire un billard. Le premier championnat du monde professionnel fut organisé et remporté en 1927 par Joe Davis, de loin le meilleur joueur de tous les temps. Il gagna un prix de £6,101 (équivalent à environ 300 € en 2004), et remporta par la suite chaque championnat du monde jusqu'en 1946.
Aujourd’hui, la popularité du jeu s’étend en Chine ou en Thailande (pour concurrencer le Sepak Takraw ?), et les joueurs asiatiques envahissent la suprématie européenne. Tremblons !

Le ski artistique (par S.K):

La figure dite du « chien marquant son territoire ».


Oui vous avez bien lu, le ski artistique, à ne pas confondre évidemment avec le ski acrobatique. Non, il s’agit plus ici d’arabesques, de triple axels que de backflips ou 360°. Pour comprendre, imaginez Philippe Candeloro qui effectuerait ses numéros sur une piste bleue.

On connait tous une personne qui aime vous doubler sur la piste à moitié verglacée, en marche arrière en disant : « T’as vu la neige est bonne, hein ? » tandis que vous êtes concentré comme jamais sur les deux planches fixées à vos pieds dans une position qui rappellerait Wilkinson préparant une transformation. Et bien c’est un peu l’idée du ski artistique. D’ailleurs la discipline est plus généralement nommée acroski ou ski ballet par les adeptes. On ne connait pas vraiment les origines de ce sport, et on n’ose pas vraiment imaginer, mais il fait partie de la catégorie ski acrobatique au même titre que le skicross ou le half-pipe. L’objectif est cependant plus proche du patinage artistique, c'est-à-dire effectuer moult figures et acrobaties avec un maximum de grâce sur une piste légèrement inclinée et tout ça en ravalant le plus possible son amour propre. Le compétiteur reçoit ensuite une série de notes attribuées par un jury en fonction de sa performance artistique et technique.

Sport légèrement désuet, il fut pourtant en démonstration aux Jeux Olympiques d’Hiver de 1988 à Calgary (théâtre des évènements ayant inspiré Rasta Rockett) et 1992 à Albertville, et même discipline des championnats du monde de ski jusqu’en 1999. Bon après les instances internationales se sont dit qu’il fallait peut-être arrêter de déconner et ont mis un terme à ces galéjades. Dommage parce qu’on aurait adoré entendre le duo Monfort-Candeloro nous commenter ce genre de prestation. Impressionnant, n’est ce pas ? En tout cas autre chose que Marion Rolland (ne vous cachez pas, vous avez ri comme nous de cette chute). Bon d’ailleurs, je ne devrais pas vous le révéler mais l’un de nos rédacteurs est un grand adepte de cette discipline qu’il pratique avec délectation dès que l’occasion se présente.

Le Kabaddi (par S.K):

Des moustachus torses nus ? On a de suite été conquis.


Si vous ne connaissiez pas nécessairement les disciplines présentées jusque là, vous pouviez au moins en déduire le principe par leur nom, souvent formé à partir d’un sport plus connu. Et bien pour le Kabaddi, impossible. D’ailleurs pour dissiper immédiatement tout malentendu, sachez qu’il n’a aucun rapport avec le Jacadi, ou une éventuelle course de caddie (l’idée était déjà prise par Andy Powell). Mais alors le kabaddi, qu’est ce que c’est ?
Pour comprendre cette discipline, nous nous sommes rendus en Asie du Sud, dans ce que l’on appelle le sous-continent indien. Bon on pourrait vous donner la transcription en panjabi ou en hindi, ça donne un truc comme ça कबड्डी. Mais surtout ça signifie retenir son souffle ou se tenir par la main selon l’humeur des traducteurs. On s’en fout me direz vous ? Un peu mais retenons quand même car cela nous sera utile pour déchiffrer un peu le principe de ce sport. Enfin avant cela, une petite page d’histoire. On ne connait pas précisément les origines de cette discipline mais elle fut présentée en démonstration aux Jeux de 1936 à Berlin, probablement éclipsée par les performances de Jesse Owens, puis introduit aux Jeux Olympiques Indiens en 1938. Ensuite, une fédération se constitua en 1950, puis une autre en 1973. Et vous allez comprendre que ce n’était pas de trop.
Dans les faits, deux équipes de sept joueurs chacune s’affrontent sur une surface un poil plus grande qu’un terrain de volley-ball pendant deux mi-temps de 20 minutes. Jusque là rien de compliqué à vrai dire. Chaque équipe doit envoyer à tour de rôle un raider dans le camp adverse. Là-bas, ses opposants l’attendent en formant une chaîne. Son but est alors de faire décrocher un des maillons, de le toucher et de retourner dans son camp sans se faire attraper. Et tout cela, en retenant son souffle ! S’il y parvient, il marquera un point à chaque joueur décroché de la chaîne. L’équipe qui se trouve en défense peut marquer si le raider sort du terrain, si elle arrive à le maintenir au sol (parfois par des plaquages que ne renierait pas Florian Fritz) ou si celui-ci ne peut plus retenir son souffle. Oui on vous avez dit que cela ne ressemblait à rien d’autre. Bon si vous voulez vous faire une idée plus précise, rien de mieux qu’une séance vidéo.
Les Indiens en sont très friands et dominent depuis bien longtemps la discipline à chaque édition des Jeux Asiatiques. Et entre nous, même si on ne comprend pas beaucoup plus, c’est quand même plus sympa que le cricket, autre sport favori des Indiens. Ah oui, dernière précision. On ne sait pas vraiment pourquoi mais les gens ont tendance à jouer ce sport torse nu, pour ne rien gâcher.

Le speed golf (par S.K):

Vous connaissez probablement le golf, le mini-golf, la Volskwagen Golf et donc le caddie de golf (cf. Andy Powell). Et bien voici maintenant le speed golf, soit littéralement le golf rapide. Bon comme dirait vulgairement Tiger Woods, il s’agit toujours de remplir des trous mais à vrai dire la chose est un poil plus complexe. Nous avons donc enquêté pour vous.
Pour ce qui est des règles, elles sont dérivées de celles du golf classique. Donc un joueur que l’on appellera golfeur prend place au début du parcours et doit rentrer sa balle dans chacun des 18 trous qui le compose en tapant le moins de coups possibles dans la limite de ses capacités. Tout ça en frappant comme un sourd ou en douceur, selon son aisance technique et la distance avec l’objectif, par l’intermédiaire de clubs de golf de différentes formes, tailles et matières. Jusque-là, que du très classique. Sauf que pour le speed golf, le participant doit effectuer cela le plus rapidement possible et donc courir entre chaque coup, son temps de parcours étant ajouté à son score pour donner sa performance totale. Donc imaginez-vous un marathonien kenyan qui traverserait le golf en portant lui-même tous ses clubs en s’arrêtant de temps en temps pour frapper les balles sur son chemin. Bon ça donne ceci.


Entre le pantalon à carreaux et le mini-short, on hésite encore.


Ah et pour la page d’histoire ? La légende raconte que la discipline aurait été inventée par François Trinh-Duc (cliquez donc, ça aide à comprendre la phrase) après avoir tenté de faire une blague à Florian Fritz qui l’aurait moyennement apprécié et aurait voulu lui faire savoir. Wikipedia préfère retenir que le sport fut imaginé par un américain, Steve Scott en Californie à la veille des années 80. Bon honnêtement à la rédaction, on se demande quand même si le bonhomme n’était pas simplement un peu trop fauché pour louer une voiturette et a prétendu avoir créé une nouvelle discipline pour ne pas passer pour un con à pieds sur le green. En tout cas, c’est l’occasion de travailler un peu la condition physique, pas l’objectif premier du golf original, mais aussi la concentration pour pouvoir viser juste après un semi-marathon, le front suant à grosses gouttes. Drôle d’idée.

Le Swamp Soccer (par F.M.):

Tout comme le Speed Golf, le Swamp Soccer est une variante d’un sport connu par le plus grand nombre, à savoir le soccer ou football pour nous autres européens. Pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue d’outre-manche, “swamp” signifie “marais”, “boue”, enfin vous saisissez le principe je pense. Vous avez donc fait le rapprochement : le swamp soccer c’est jouer au foot avec de la boue jusqu’aux genoux !

Tout comme n’importe quel sport un peu idiot qui se respecte, celui-ci a été inventé... en Angleterre, car les conditions climatiques font que le terrains ressemblent plus à un bourbier qu’autre chose - enfin ça c’est notre théorie. Initialement, ce sport émane d’une demande de militaires et d’athlètes pour progresser physiquement. Trève d’explications, voici une démonstration. Des compétitions se tiennent régulièrement en Finlande et en Angleterre depuis 2000 et réunissent près de 5000 joueurs ! Autre condition pour être considéré comme un bon joueur de Swamp Soccer : être incapable de dissocier la couleur de ses vêtements à la fin de la partie.

Les règles diffèrent légèrement du foot traditionnel : terrain plus petit (on les comprend), les corners, touches et penaltys se font avec les poings, changements illimités, pas de hors-jeu et SURTOUT interdiction de changer de crampons pendant la partie. Imaginez perdre une chaussure au milieu du terrain... On autoriserait presque à ce que les buts des filles compte double, mais ça c’était une autre époque...!

Finalement, tout ça n’est qu’un prétexte pour voir des filles faire des combats de boue...

Posté par keposport à 11:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]