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C’est le retour de la section On y était. Après vous avoir fait vivre des matchs de rugby et de football dans des ambiances particulières, nous avons décidé pour l’avenir, d’élargir nos horizons. Concrètement, ça signifie pour cette fois que nous sommes allés assister à la rencontre de rugby à XIII qui opposait samedi soir le Toulouse Olympique à l’équipe de Pia au mythique stade Arnauné. Découverte de l’autre rugby, après la large victoire du Stade Toulousain sur Bordeaux-Bègles un peu plus tôt dans l’après-midi.

Pour être honnête, ce fut une quasi-découverte pour moi aussi dont les souvenirs de rugby à XIII se résumaient à un match entre-aperçu il y a deux ans et quelques séances d’EPS en classe de 4ème, qui se déroulèrent d’ailleurs sur ce même terrain pour la petite anecdote. Une fois arrivé dans le quartier des Minimes, direction la billetterie où il a fallu, tenez-vous bien, payer une place ! Oui apparemment la carte de presse que j’avais fabriquée la veille ne donnait droit à aucun accès. Soit, je m’acquittais donc de la modique somme de deux fois 5 euros, réduction étudiante comprise. Et visiblement, les étudiants sont stigmatisés au rugby à XIII puisque ces places ne donnaient accès qu’à l’enceinte générale. Pour faire simple, il fallut donc se contenter de la main courante en regardant avec envie les personnes plus aisées, bien assises en tribunes après avoir déboursé 20 euros.

Bref une fois ces considérations pécuniaires mises de côté, il était temps de se concentrer sur les règles. De mémoire, un essai offrait 4 points à l’équipe qui l’inscrivait. Pour tenter de réussir cela, elle avait un certain nombre de tenus pour traverser le terrain et aplatir derrière la ligne. J’apprendrais rapidement et par déduction que ce chiffre s’élevait à cinq, après quoi l’équipe jouait au pied ou rendait le ballon. Enfin c’est ce qu’il m’a semblé comprendre. Je maitrisais donc la base. Pour le reste, des plaquages, des passes et de la course comme à XV.

Bon sauf que dès les premières minutes, j’ai saisi que ce n’était pas tout à fait comme au XV. Un des joueurs de Toulouse donne le coup d’envoi par un coup de pied rasant à destination des adversaires, comme il est (apparemment) de coutume de le faire. Et c’est donc parti pour 80 minutes (oui comme au XV) de plaquages tous plus violents les uns que les autres, sans aucune considération pour ce que nous appellerions traditionnellement des cravates. Ce sont finalement les visiteurs qui vont dicter le rythme de ce début de match en inscrivant rapidement deux essais, sans en transformer un seul. Ce fut d’ailleurs une autre découverte en cette soirée : le jeu au pied n’est pas l’arme fatale du treiziste.

Piqués au vif, les Toulousains réagissent, visiblement décidés à virer en tête avant la mi-temps. Du coup, ils marquent et transforment par deux fois. Puis pour assurer le coup, ils en rajoutent un troisième pour arriver aux termes des quarante premières minutes avec une avance de huit points. 16-8 pour les bleus marine. En effet, le Toulouse Olympique joue avec un maillot bleu marine surmonté d’un scapulaire blanc, comme l’équipe de football de Bordeaux. C’est peut-être un détail pour vous, mais c’est extrêmement perturbant !

Mais peu importe c’est la mi-temps, le moment donc des animations et de la restauration. Le jeu proposé par le club consiste en un concours de transformations auquel je regrette finalement de ne pas avoir participé au vu du jeu au pied aperçu au cours de ce premier acte. Mais passons, madame a faim et moi aussi, nous nous dirigeons donc non sans mal vers le stand sandwich-frites. Et là encore une découverte. Le club possède une monnaie à part, des jetons frappés de l’écusson Toulouse Olympique XIII. Bon pour les gens qui prévoiraient de faire un séjour dans ces contrées, voici le taux de change : un jeton correspondrait à 2.5 euros. Et pour cela, on obtient une barquette de frites sans ketchup. Soit, nous retrouvons donc notre chère balustrade pour le début de la deuxième mi-temps.

Grâce aux deux supporters (soit 5% environ du nombre total) expérimentés postés derrière nous, j’appris que l’équipe toulousaine comptait dans ces rangs un certain Williams. Apparemment aucun lien avec Sonny Bill, en Nouvelle-Zélande au moment des faits. Celui-ci joue avec le numéro 6 dans le dos, et avait offert en première mi-temps un très bel essai à l’un de ses coéquipiers par un bon coup de pied à suivre à ras de terre à 5 mètres de la ligne d’en-but.

Pour ce qui est de la seconde période, les joueurs de Pia l’entament avec beaucoup d’envie et reviennent à deux petits points en inscrivant rapidement un essai transformé. Comme quoi tout arrive. Un peu plus au fait des règles, j’essaye de tenir les tenants et les aboutissants de chaque action. Je remercie à ce compte là l’arbitre de touche affecté de notre côté pour cette mi-temps. Celui-ci s’est évertué à crier ses conseils à l’arbitre central en se plaçant juste devant nous. Merci pour l’attention. Bon cependant, je n’ai pas saisi comment il était possible de récupérer le ballon autrement que par un coup de pied du désespoir de l’adversaire ou un en-avant. Une simple subtilité.

Toujours est-il que le chronomètre défile. Pas du tout effrayé par le retour des Catalans (j’avoue avoir cherché où pouvait bien se trouver Pia) les Toulousains prennent le jeu à leur compte et vont passer la seconde mi-temps dans le camp adverse. A force de pousser, ils marquent même un nouvel essai, le quatrième au total pour arriver à 22-14. Malgré une horloge récalcitrante, le score ne bougera plus jusqu’au coup de sifflet final et le TO XIII s’offre sa première victoire.

Il est donc temps pour moi de rendre l’antenne dans la fraîche nuit toulousaine, presque au clair sur les règles du rugby à XIII. Courir et marquer finalement.

 

S.K, un peu plus instruit.