La Coupe du Monde n’ayant plus d'intérêt depuis l’élimination du Japon et du Canada, j’ai décidé de revenir “aux fondamentaux” comme disent certains. Me voilà donc dans les tribunes du Wallon, par 5°, devant Toulouse - La Rochelle. Aucun intérêt me direz-vous, cependant, j’ai toujours vu plus de jeu qu’un match de l’équipe de France. Et plutôt que de faire un résumé plus bête que méchant, voici les quelques faits marquants de cette rencontre.

 

  • Il faisait FROID : c’est bête à dire, mais comme chaque toulousain, je redécouvre chaque année que l’automne n’est pas qu’une légende qu’on raconte aux enfants. Au coup d’envoi, la nuit était tombée depuis 4h, et mes doigts menaçaient de tomber. Au vu de certaines prestations sur le terrain, quelques joueurs avaient mis des moufles pour se protéger. Fausse bonne idée.

Maxime Gau, talonneur remplaçant, avait bien pensé à ses moufles. Conclusion : plusieurs lancés foirés et 14 points encaissés par La Rochelle dans le quart d’heure suivant sa rentrée.

 

  • Une 1ere mi-temps digne d’un vendredi soir de Top 14. La coupure Coupe du Monde, même si elle est profitable au portefeuille de Vincent Clerc, n’a pas fait que du bien au reste des joueurs. Au final, peu de jeu, malgré un essai de Flood qui passe dans une défense immobile et un essai d’ailier marqué par Roumieu (!) en coin, juste avant la mi-temps. Il n’y à que le Stade pour vous offrir ce genre de moment.

 

  • A la mi-temps, le grand Imanol, notre idole depuis l’affaire du Sloggi, rentre aux vestiaires, remplacé par l’inoxydable Lamboley, et je me demande bien pourquoi je suis encore au stade. Peut-être parce que la place vaut un SMIC mais je fais bien de rester vu la seconde période bien plus agréable.

 

  • La bonne surprise Talalelei Gray : seulement quelques matchs au Stade mais il a déjà convaincu les supporters. Enfin, les 2 mecs à moitié bourrés assis derrière moi. Ça compte quand même. A noter : Gray compte dans son palamrès un challenge européen avec Biarritz, gagné contre Toulon. Ça fait bien rire aujourd’hui…

 

  • L’essai de raccroc de Clerc, pressé de reprendre l’avion pour Paris afin de livrer ses analyses les plus pointues à Denis Brogniart. A la décharge du gendre du futur sélectionneur, jouer avec Fritz et David au centre un soir d’hiver, c’est dur à accepter. Un essai offert par Flood, ayant pitié pour son ailier, qui n’a plus qu’à courir pour soigner ses stats.

 

  • La baston de la fin : on a eu des essais, du beau jeu (oui oui !), une remontée de La Rochelle, il ne manquait plus qu’une petite bagarre pour que la soirée soit belle. Après un placage haut un peu sale de Camara, Seneca se venge en envoyant une droite digne de Jake LaMotta par derrière à Jean-Marc Doussain. Un geste technique parfaitement réalisé mais aussi parfaitement stupide.

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Si vous avez un problème, si vous êtes seul, si personne ne peut vous aider, si vous êtes acculé, si la justice ne peut plus rien pour vous, il vous reste un recours, un seul : Florian Fritz