Ce weekend se tenait la traditionnelle réunion de rédaction de l’équipe Keposport. Voulant faire comme les grands, nous avions décidé de concocter nous-même le repas, plutôt que de céder à la traditionnelle restauration rapide qui engendre des notes de frais un peu élevées. Sans savoir vraiment ce que nous faisions, nous avons mélangé divers ingrédients et le résultat fut pour le moins surprenant. Résultat, toute l’équipe s’est évanouie et nous avons repris nos esprits en Fevrier 2016 et avec une carte de presse en poche ! Cela tombait bien, Guy Novès tenait alors sa première conférence de presse, à la veille de France-Italie.

 

Après quelques heures à trouver la salle de presse, nous avons pris place sur un des sièges mis à disposition par la F.F.R, face à l’estrade sur laquelle Guy Novès allait apparaitre dans quelques instants. Nous y sommes enfin arrivés ! Cinq minutes se sont écoulées, que nous avons passé à se regarder avec de grands sourires, les pouces levés, puis le nouveau sélectionneur du XV de France est entré. Honnêtement, il aurait été difficile d’être plus heureux que nous à ce moment-là, et pourtant… Lorsque l’attaché de presse a annoncé que la première question serait pour Keposport, il s’est passé un truc dans nos slips.

 

“Ah euh… Oui alors Guy. Vous rejoignez l’équipe de France après trois années à Toulouse un peu compliquées, tant dans le jeu qu’au niveau des résultats. Avez-vous une stratégie différente pour le XV de France ou comptez vous rester attaché à vos principes de jeu?”

"Ecoutez, je n’ai pas beaucoup de respect pour vous. Je ne sais pas combien de titres vous avez gagné lorsque vous étiez joueur… “

“Euh beh déjà une fois en universitaire puis aussi…”

“Merde vous allez pas commencer à me couper la parole comme Lartot ! ... Donc quand vous dites ça, c’est que vous parlez en connaissance de cause. Moi, je n’ai pas de leçons à donner aux autres, je ne l’ai jamais fait, je ne vais pas commencer"

 

AnGry Novès

 

Bon il faut dire qu’après ça, la joie est un peu retombée et nous avons fermé nos bouches jusqu’à la fin de la conférence, la tête basse, se contenant d’écouter les questions posées par nos futurs ex-confrères. Jacques Verdier, dans un coin de la salle, nous adresse un doigt d’honneur. Tant pis pour l’Oscar Midi Olympique...

 

L’Equipe 21:

“Pourquoi avoir décidé de sortir Yannick Jauzion de sa retraite?”

“Parce que Dumoulin. Question suivante.”

 

RMC:

“Guy, pouvez vous nous donner une idée plus précise de votre plan de jeu?”

“ C’est simple, il se décline en 3 points.”

“C’est à dire?”

“Je viens de vous le dire. 3 points.

“... Oui. Qui sont?”

“Vous êtes demeuré ? Question suivante.”

 

Après s’être ressaisis, et n’ayant plus rien à perdre, nous avons donc tenté une nouvelle question qui fâche. Et tant pis si monsieur Novès est le tout nouveau sélectionneur et que l’éthique voudrait que nous le brossions dans le sens du poil :
“PSA a battu l’Italie avec 22 points d’écart lors de la dernière Coupe du Monde. Pensez-vous qu’il va falloir faire mieux, au risque de paraître moins compétent que votre prédécesseur ?”

Boum. Le choc est violent et soudain. Vincent Clerc, dans une réinterprétation de Mon Beau-Père et Moi, nous assène à chacun une manchette au niveau de la jugulaire, geste qu’un samoan n’aurait pas renié. Nos corps fragiles ne résistent pas beaucoup, et nous perdons à nouveau connaissance, après 8 minutes de carrière de journaliste.

 

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