Résumé de l'épisode précédent: Lassé de voir le rugby français mourir à petit feu, François TD a décidé de reprendre les choses en main. Après des déclarations enflammées dans l'émission de la belle Isabelle, il créé un véritable séisme dans les instances dirigeantes. Et bien évidemment le tout en chansons. Après l'entracte, voici donc la suite de la première (et certainement dernière) comédie musicale sur le rugby:

les miserab

 

Acte IV: Enfin libéré du joug des Anciens, François peut désormais songer à reconquérir la gloire et la fierté de la nation. Revenu sous la bannière tricolore, il impressionne ses nouveaux compagnons d’arme par sa vaillance et son talent naturel. Mais le plus ahuri des capacités de François, c’est avant tout l’homme en charge des troupes, Guy Novès. Effaré, ébahi, il découvre de jour en jour ce garçon et comprend rapidement qu’il ne pourra plus se passer de lui. A la fin de la journée, il convoque François dans ses quartiers pour lui faire part de sa volonté de le nommer capitaine et de sa confiance totale. Assis sur son bureau, il fredonne cet air:

 

Je fais de toi mon capitaine

C’est toi qui marchera sur Rome

Je fais de toi mon capitaine

Celui qui mènera ces bonhommes

Si tu veux qu'on s'entraîne

Si tu veux qu'on s'entraîne

 

Tu es mon leader

A toi je peux te faire confiance



Acte V: Depuis le retour en grâce de François, beaucoup de choses se sont passées et le coup d’envoi du premier match du tournoi est imminent. Soudés autour de leur nouveau capitaine, les joueurs français sont suspendus à ses lèvres, les yeux injectés de sang, comme en transe, réagissant à chaque parole par un soubresaut et un violent hurlement. Derrière François, ils sont prêts à livrer bataille, totalement dévoués à ce nouveau guide. Totalement investi par ce nouveau rôle, il profite de l’intimité des vestiaires pour haranguer une dernière fois ses partenaires, d’une voix à faire trembler les fondations du stade:

 

C'est une histoire qui a pour lieu

Paris la belle ou sa banlieue

Et aujourd’hui nous sommes vingt-deux

J’compte sur nous pour les faire souffrir

Nous les artistes anonymes

Même Huget dans son cal’çon DIM,

Tenterons de les équarrir

Dans les minutes à venir

 

Il est venu le temps des cathédrales

La France a opté

Pour une nouvelle façon d’faire

Il va falloir leur faire voir les étoiles

Les mettre dans le noir

Leur déchausser les molaires



Acte VI: Transporté par leur élan et les prestations surhumaines de leur capitaine, les Bleus font un tournoi remarquable, sensationnel. Cinq victoires en autant de matchs, chaque fois éclatantes. Les Italiens sont pulvérisés, les Irlandais atomisés, les Gallois concassés, les Ecossais écrabouillés, et que dire de la dernière bataille. Les ennemis millénaires, les perfides anglais sont humiliés sur le sol français. Traumatisés, ils repartent après avoir encaissé presque soixante points. Vengé, le peuple français est fou de joie de voir l’affront de 2015 enfin lavé. Ivres de joie, les 80 000 spectateurs envahissent la pelouse dès le coup de sifflet final pour se porter au plus près du nouveau guide du rugby français, qui décide de communier avec eux en reprenant cet air:

 

En avant il faut foncer dans l’en but

Deux mi-temps et plus d’quatre-vingt minutes

C'est assez pour rassembler nos espoirs

Et pour forcer la victoire la victoire

Quand on a le ballon et qu’on veut le garder

Mais qu’on a trouvé le bon équipier

Une passe un crochet et on a marqué

 

François et Guy

Ils ont sauvé l’rugby

Guy et François

Ont remporté l’tournoi

Guy et François

Ont fait virer Parra

François et Guy

Ils ont sauvé l’rugby

Guy et François

Ont remporté l’tournoi

Guy et François

Ont fait virer Parra

Mais ont gardé Fofana

 

Bonus: les chansons auxquelles vous avez échappé: Mamuka Mataté par les choeurs de l’armée rouge, Nous sommes des frères jumeaux par S.Armitage et M.Bastareaud