C’est officiel depuis hier soir, après avoir conversé avec Guy Novès, Thierry Dusautoir a decidé de mettre un terme à sa carrière internationale. Evidemment quand on a suivi un peu les 80 séléctions du personnage, c’est avec un peu de tristesse que l’on encaisse d’abord cette nouvelle. Fini le Dark Destroyer en bleu, il ne vous reste plus qu’à serrer fort contre vous sa poupluche et à sécher vos larmes. Oui sécher vos larmes, car la retraite internationale du capitaine français est en réalité une bonne nouvelle, seulement vous ne le savez pas encore. Sympas, on vous explique pourquoi:

 

Thierry Dusautoir évolue communément avec le n°7 (ou 6) dans le dos, ce qui fait de lui, un troisième ligne aile. Un poste qu’il va donc falloir pourvoir en équipe de France. Et qui d’autre joue troisième ligne aile ? Non pas Lapandry, concentrez vous un peu. Beh oui, le grand Imanol, enfin de retour, sans avoir à partager la vedette avec Thierry !

Soyez rassurés, le White Destroyer revient.

 

Si vous êtes supporter de Dusautoir, vous êtes peut-être également supporter du Stade Toulousain. Un peu en deça ces dernières années, le club va pouvoir récupérer son capitaine, désormais totalement consacré à sa carrière en rouge et noir et plus concerné par un quelconque accord avec la F.F.R. On se dit que ça pourrait aider.

 

D’ailleurs s’il a pris le temps d’en discuter avec le nouveau sélectionneur, c’est parce que Guy Novès il l’a pratiqué quelques années au Stade, il est pas fou le Thierry. Il sait très bien dans quoi il se lançait… Mince mais c’est pas du tout une raison de se réjouir ça. Bon ben faites comme si vous n’aviez rien lu, ça va être chouette avec Guy le XV de France…

 

Puis soyons réalistes quelques instants, à l’image d’un mannequin anorexique, Thierry a véhiculé et incarné pendant trop longtemps des standards inhumains qui ont complexé plusieurs générations de rugbymen. Il était temps que tout cela s’arrête. Non messieurs, il n’est pas normal de réussir 98% de plaquages par rencontre, ce n’est pas la norme. Assumez quelques raffûts dans la tronche !

 

Quel exemple donnez vous à la jeunesse Monsieur Dusautoir?

 

Real flankers miss tackles.

 

Et si l’on vous résume un peu Thierry Dusautoir en Coupe du Monde, c’est quand même l’histoire écrite noir sur blanc du chevalier (habillé en) blanc qui se retrouve contre son ennemi intime, le chevalier (habillé en) noir, et ce salopard lui barre la route vers son rêve ultime. Deux fois… Au moins maintenant, fini avec cette symbolique, les deux sont à la maison de repos et la France va pouvoir redevenir la bête noire des Blacks.

 

Vous ne passerez pas!

 

Au cas où vous ne l’auriez pas saisi, Thierry était un peu la star de ce XV de France, et qui dit star dit forcément fans. Des fans pas toujours inspirés qui vous pondent sur Youtube la “Compilassion dé meieur placag de Dusotoir 2013” sur fond de rock californien enregistré sur dictaphone. Donc en attendant que Louis Picamoles devienne un peu plus mainstream, on devrait être un peu tranquille.

 

Puis arrêtez un peu de ne penser qu’à votre petit confort de supporter de rugby de province. Vous pensez qu’il n’a pas autre chose à faire que de se fader Dumoulin ? Vous croyez que c’est digne de son standing ? Thierry Dusautoir c’est un ingénieur en chimie des métaux de l’école nationale supérieure de chimie, biologie et physique. Et autant vous dire que vu les avancées de la COP21, on compte un peu sur lui pour sauver la planète.

 

De toute façon qu’est ce que la France a gagné avec Dusautoir ? Pas grand chose. Alors certes on ne gagnera pas beaucoup plus sans lui mais au moins ça laisse une éventuelle porte ouverte au capitanat de Mathieu Bastareaud qui devient l’un des joueurs en activité les plus capés. Et quitte à continuer à perdre, on n’est pas contre se marrer un peu.

 

“Pour faire face au prochain haka, j’ai décidé qu’on mettrait nos caleçons sur la tête.”